Une foi vivante plutôt que figée : Iqbal parle du destin, de la prière, de l'espérance et du service de Dieu.
9 couplets · traduction libre de la rédaction
L'incroyant est soumis au destin ; le croyant est lui-même le destin de Dieu.
Kafir hai to hai taba-e-taqdeer musalman
Momin hai, to who aap hai taqdeer-e-ilahi
La foi, chez Iqbal, rend actif face au destin.
Bal-e-Jibril, « Pooch Uss Se Ke Maqbool Hai Fitrat Ki Gaw »
Dieu a horreur des corps sans âme : le Dieu vivant est le Dieu des vivants.
Tan-e-be-rooh se bezar hai haq
Khuda-e-zinda, zindon ka khuda hai
Une foi vivante demande des croyants vivants.
Bal-e-Jibril, « Tera Tan Rooh Se Na-Aashna Hai »
Il est vain de se plaindre du destin décrété par Dieu : pourquoi n'es-tu pas toi-même un décret de Dieu ?
Abas hai shikwa’ay taqdeer-e-yazdan
Tu khud taqdeer-e-yazdan kyun nahin hai?
Au lieu de se plaindre du destin, devenir acteur.
Armaghan-e-Hijaz, « Tere Darya Mein Toofan Kyun Nahin Hai »
Ton imam est absent à lui-même, ta prière sans joie : quitte une telle prière, quitte un tel imam.
Tera imam be huzoor, teri namaz be suroor
Aesi namaz se guzr, aese imam se guzr
Une critique du rite vidé de sa présence intérieure.
Bal-e-Jibril, « Tu Abhi Reh Guzar Mein Hai, Qaid-e-Maqam »
Pour celui qui manque de foi, ni royauté ni dénuement ; le croyant, même dans le dénuement, a une âme de roi.
Kafir hai musalman to na shahi na faqeeri
Momin hai to karta hai faqeeri mein bhi shahi
La foi donne une dignité indépendante du rang social.
Bal-e-Jibril, « Pooch Uss Se Ke Maqbool Hai Fitrat Ki Gaw »
L'incroyant compte sur l'épée ; le croyant combat comme soldat même sans épée.
Kafir hai to shamsheer pe karta hai bharosa
Momin hai to be-taeg bhi larta hai sipahi
La force du croyant n'est pas dans l'arme mais dans la conviction.
Bal-e-Jibril, « Pooch Uss Se Ke Maqbool Hai Fitrat Ki Gaw »
Au-delà des limites du savoir, le croyant connaît la douceur du désir et le bienfait de la vision.
Ilm ki had se pare, banda-e-momin ke liye
Lazzat-e-shauq bhi hai, naimat-e-didar bhi hai
Ce que la science mesure n'épuise pas ce que la foi fait vivre.
Bal-e-Jibril, « Maktabon Mein Kahin Ra'anai-e-Afkar Bhi H »
Mais être serviteur de Dieu ? Que Dieu me pardonne ! Ce n'est pas un mal de tête, c'est un mal de cœur.
Walekin bandagi, astagfirullah!
Ye dard-e-sar nahin, dard-e-jigar hai
Le service de Dieu est une passion, pas un simple devoir.
Bal-e-Jibril, « Khudai Ehtemam-e-Khushk-o-Tar Hai »
Ne désespère pas : le désespoir est le déclin de la connaissance ; l'espérance du croyant est parmi les confidents de Dieu.
Na ho naumeed, naumeedi zawal-e-ilm-o-irfan hai
Umeed-e-mard-e-momin hai khuda ke raazdanon mein
L'espérance est une vertu active, pas une attente passive.
Bal-e-Jibril, « Aik Naujawan Ke Naam »
Comment lire : Chaque couplet est présenté en français, suivi de sa translittération en écriture latine et d’une ligne « Le sens ». Les traductions sont libres, établies par la rédaction de Pacasso à partir du texte ourdou translittéré : elles cherchent le sens plus que la lettre.
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Source des textes : recueils d’Allama Iqbal (Bang-e-Dara, Bal-e-Jibril, Zarb-e-Kalim, Armaghan-e-Hijaz), versions translittérées consultées sur iqbalurdu.blogspot.com. Traductions : Pacasso.